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dimanche 18 mai 2014

Crise de panique : Que faire ?

Le cœur qui bat à toute vitesse, des vagues de chaleur dans tout le corps, l’impression d’étouffer… Une personne victime d’une crise de panique est submergée par des sensations intenses et incontrôlables. Les chiffres sont encore mal connus, mais il semblerait qu’entre 5 et 10 % de la population soit victime, de façon isolée ou répétée, de ce type de crise.               
 
Dominique Servant, psychiatre et psychologue, est l'auteur de Gestion du stress et de l'anxiété, qui présente comment comprendre, diagnostiquer et prendre en charge ces crises ainsi que les traitements possibles.

Qu'est qu'une crise de panique ?

Les crises de panique sont caractérisées par leur brutalité : elles arrivent par surprise et sont très intenses. Une crise se manifeste généralement par une activité cardio-respiratoire plus rapide et plus intense ainsi que par des symptômes neurosensoriels, comme des vertiges et des frissons. Le plus souvent, elle a lieu pendant quelques minutes, mais peut durer jusqu’à une demi-heure.
« C'est une crise brutale pendant laquelle le corps se met en alerte maximum sans raison évidente, explique Dominique Servant, psychiatre & psychothérapeute, le cœur se met à battre plus vite, on tremble de tous ses membres, on est traversé par un malaise intense. Il y a vraiment un sentiment de perte de contrôle. »
Pendant une crise, la personne est généralement terrifiée et a très peur de mourir, le plus souvent d’une crise cardiaque. Une fois calmée, la personne ressent un grand soulagement et une forte fatigue.

Quels sont les symptômes d’une crise de panique ?

Lorsqu’une personne fait une crise de panique, elle éprouve au moins quatre des sensations suivantes :
  • Transpiration, sueurs
  • Palpitations
  • Tremblements
  • Souffle coupé, suffocation
  • Étranglement, boule dans la gorge
  • Douleur ou gêne thoracique
  • Nausée
  • Vertige, tête vide, instabilité
  • Perte de sens de la réalité
  • Peur de perdre le contrôle de soi, de devenir fou
  • Peur de mourir
  • Paresthésies
  • Frissons, bouffées de chaleur

Quelles sont les causes possibles ?

Les causes principales d’une crise de panique sont le stress, les phobies, les traumatismes, l’environnement, à la fois matériel et humain (parents anxieux par exemple) et le tempérament. Certaines substances peuvent aussi causer des crises de panique, telles que l'alcool, la cocaïne, le cannabis ou les hallucinogènes.
Selon le psychiatre Dominique Servant, comme« il s'agit d'un dérèglement fonctionnel, il n'y a pas de pathologies médicales qui puissent l'expliquer ». Pourtant, une équipe de chercheurs américains a une théorie selon laquelle une crise de panique pourrait être déclenchée par des problèmes physiques, et peut-être héréditaires. Leurs recherches les ont amenés à étudier un gène régulateur de la sérotonine, qui rendrait certaines personnes plus enclines aux crises que les autres. Cette théorie n’a pas encore été prouvée.
Selon Dominique Servant,« une hérédité due à des anomalies génétiques reste très hypothétique. De toute façon, l'hypothèse dans ce cas, à partir de données scientifiques, serait que 30% des causes sont biologiques et 70% liées à des facteurs environnementaux. En revanche, des petites anomalies physiologiques constitutionnelles peuvent favoriser le déclenchement d'attaques de panique. »

Que faire si l’on a une crise de panique ?

Lorsque l’on a déjà vécu une crise, il est facile d’en reconnaître les symptômes. A cet instant-là, il est important de maîtriser son anxiété pour ne pas se laisser submerger. Dominique Servant explique quelques techniques simples de relaxation et de méditation pour apprendre à gérer cette situation :« le contrôle respiratoire ; il faut apprendre à respirer lentement. On peut aussi faire des ancrages, comme serrer les poings, se dire des phrases apaisantes ou se centrer sur le moment présent. »

Que faire face à une personne en crise ?

La première fois, une personne paniquée ne sait pas qu’elle fait une crise et il est difficile pour elle d’expliquer à ceux qui l’entourent ce qui lui arrive. Si vous détectez que la personne face à vous fait une crise de panique, il faut rester calme et la rassurer en lui faisant comprendre qu’elle est en sécurité.
« Il ne faut surtout pas ajouter de la panique. Il faut encourager la personne et l’aider à revenir au calme par la respiration » explique Dominique Servant.

Comment traiter/soigner ces crises ?

Une des conséquences majeures d’une crise de panique est une inquiétude persistante que cela se reproduira. Il est essentiel de se débarrasser de cette angoisse et par la même occasion du risque de revivre cette expérience. La relaxation et la méditation sont très efficaces, mais il existe aussi d’autres options, plus médicales.
La thérapie, soit cognitive soit comportementale, semble être la solution la plus adaptée. Il est également possible d’avoir recours à la médication, des anxiolytiques par exemple. Dominique Servant précise que « si le malade vit des crises d’angoisse sur une longue période (plusieurs mois), on parle alors de trouble panique ». Dans ce cas-là, un suivi médical plus intensif est nécessaire.
 
http://psychologysexo.blogspot.com/2014/05/crise-de-panique-que-faire.html

Est-ce toujours la faute des parents ? Partie 3

L’enfant, un                  « emmerdeur » naturel

Alice est comédienne, aussi extravertie et sociable que Rose, sa fille de 11 ans, est introvertie : « Je sais que je ne lui laisse pas assez de place, confie Alice, je m’en veux, j’essaie de m’effacer mais rien ne marche. » La tendance à montrer du doigt les mères est d’autant plus aisée qu’elle trouve un écho indéniable chez celles-ci : « Elles se sentent naturellement coupables, puisque, donnant la vie, elles se savent aussi donnant la mort, rappelle Brigitte Allain-Dupré, et parce qu’elles sont dans l’ambivalence des sentiments. »
 
Un enfant, toute mère en fait l’expérience, est un émerveillement en même temps qu’un « emmerdeur » naturel. L’acceptation de cette ambivalence naturelle n’est pas simple, notamment « dans des sociétés où l’enfant est presque systématiquement désiré et programmé : s’impose le devoir, pour la femme, d’être toujours satisfaite, “et” d’elle-même “et” de son enfant, ce qui est impossible compte tenu de l’humanité de l’un et de l’autre ». En niant la face négative de la maternité, les femmes renforcent leur propre sentiment de culpabilité, tout en donnant raison à ceux qui les montreraient du doigt.

Sortir du schéma « maman et moi »

Comment sortir de cette vaste accusation ? En commençant par rétablir un équilibre, explique Brigitte Allain-Dupré : « Dans le portage psycho affectif de l’enfant, la mère lui imprime nécessairement quelque chose de sa propre histoire qui vaut aussi bien en termes de tristesse, de peur que d’énergie, de résilience ou de force contre l’adversité. » Si influence maternelle il y a, pourquoi en ef et ne serait-elle que négative ?
 
« Regardons davantage du côté de la vie qu’incarnent aussi nos mères, plutôt que de nous laisser emporter du côté du sombre », propose Virginie Megglé. Brigitte Allain-Dupré parle de « faire de la place au cœur : comment puis-je regarder ma mère dans sa propre histoire ? D’où vient-elle ? Comment a-t-elle été portée, entourée ? ». Il s’agit de sortir du schéma « maman et moi » pour s’inscrire dans la chaîne plurigénérationnelle de transmission. « Admettons que nos mères soient en grande partie responsables de ce que nous sommes, ajoute Katia Denard : qu’en est-il de notre propre responsabilité ?
 
Que faisons-nous de ce qu’elles ont “fait” de nous ? » Comme disait Jean-Paul Sartre, « l’homme qui se croit déterminé se masque sa responsabilité 8 ». Cesser de s’entêter dans la critique de sa mère pour se considérer comme partie prenante est aussi, paradoxalement, un moyen de se libérer de sa propre culpabilité d’enfant.
 
Ensuite, « quitte à vouloir revenir à “l’origine”, reconnaissons qu’il ne s’y trouve pas qu’une mère, mais une mère et un père », rappelle Virginie Megglé. Oser l’interroger lui aussi, le faire davantage exister dans nos représentations. L’évolution des comportements des pères devrait y aider : « Plus ils seront présents, moins on songera à se retourner contre les mères, conclut-elle. Mais encore faut-il qu’ils apprennent à inventer leur propre paternité qui ne soit pas une “maternité bis”. Alors, seulement, on pourra parler d’un véritable partage des responsabilités, sinon des culpabilités ! »          

Anorexie et autisme : deux lourdes accusations

Parmi les domaines où la responsabilité des mères a le plus ouvertement été dénoncée, deux pathologies : l’anorexie et l’autisme.
L’anorexie Parce qu’ils mettent en scène le corps – cet inévitable « liant » entre mère et enfant – et la nourriture – donc l’image de la mère nourricière –, les troubles du comportement alimentaire de l’enfant convoquent inévitablement sa mère. Non pas en ce qu’elle serait « toxique », mais en ce qu’il y aurait un dysfonctionnement dans la relation, et pas nécessairement à ce niveau générationnel, parfois bien avant.
 
Cependant, depuis Freud, la psychanalyse voit avant tout dans l’anorexie une difficulté à s’incarner dans son identité sexuelle. Or, pour ce faire, l’enfant a autant besoin d’une mère que d’un père ; l’absence, ou le retrait significatif, de ce dernier est souvent relevée par les filles anorexiques : devant un père absent, l’enfant se sent absent. Et est d’autant plus tenté de se retourner violemment contre sa mère, qui, elle, est bien là.
 
L’autisme Dès les années 1940, Leo Kanner, pédopsychiatre américain, est le premier à parler des « mères réfrigérateurs » ou « mères froides » : insensibles, peu communicantes, elles seraient la cause du repli sur eux des enfants, jusqu’à l’autisme. Cette thèse trouve aussitôt des contradicteurs, y compris dans la sphère psychanalytique, et Leo Kanner lui-même reviendra sur son hypothèse. Mais le mal est fait : la théorie se répand aux États-Unis, surtout via Bruno Bettelheim.
 
Directeur d’un centre d’éducation pour enfants souffrant de troubles divers, le psychanalyste défend l’idée que, pour espérer retrouver des aptitudes à communiquer, ceux-ci doivent absolument être séparés de leur milieu familial. Donc fuir l’influence maternelle, en a-t-on conclu, à la lumière de ses écrits ambigus sur le sujet. Depuis, grâce à la recherche scientifique, cette idée a été largement contredite et a perdu tout soutien théorique au bénéfice d’une approche multifactorielle, à dominante génétique.
 
http://psychologysexo.blogspot.com/2014/05/est-ce-toujours-la-faute-des-parents.html

Est-ce toujours la faute des mères ? Partie 2

« Pendant mes premières années d’analyse, je n’ai parlé que d’elle, raconte Hélène, 39 ans. Je n’en pouvais plus ! Mais j’étais persuadée que c’était elle qui détenait la clé de mes problèmes amoureux. Impossible de regarder dans une autre direction ! » Selon la psychanalyste Virginie Megglé, « nous convoquons la mère, sur le divan par exemple, parce que nous avons mal et que nous espérons trouver la cause de cette douleur à l’extérieur de nous-mêmes, et au début de tout.
 
Or, au début de tout, il y a la mère, cela ne fait jamais le moindre doute, comme le dit la phrase du droit romain : “Mater certissima, pater semper incertus” (“de la mère on ne doute pas, du père on est toujours incertain”). Ce que l’on oublie, en revanche, c’est que l’origine n’est pas la cause. Si elles sont à l’origine, les mères ne sont pas la cause de tout ». Derrière cette confusion se tient le désir inconscient de rester l’enfant dépendant d’elle.
 
Même douloureuse, cette posture coûte moins, parfois, que la peur de devenir adulte ou de couper le cordon. Autre explication avancée par la psychanalyste : « Portés par le désir d’aller mieux, nous nous lançons en quête d’une vérité qui serait claire et définitive, ce qui conduit à une simplification : mal égale mère. » Une schématisation faussement soulageante, car, comme le remarque le psychologue et psychanalyste Michael Stora, « en même temps que nous la convoquons en termes négatifs, nous culpabilisons de le faire, c’est tout le paradoxe de la relation à la mère ».
Michael Stora met également cette volonté de désigner les mères comme fautives sur le compte d’une fragilité narcissique généralisée : « Si une femme considère son enfant comme le prolongement d’elle-même, à la fois source de récompense et porteur de tous ses idéaux, elle va se sentir d’autant plus responsable de lui, tout en le culpabilisant de la faire vivre dans une telle toute- puissance. » Culpabilité qu’il retournera contre elle en l’accusant de tous les maux. Cette fragilité est, selon le psychologue et psychanalyste, un résidu des guerres mondiales. « La génération des baby-boomeurs qui a suivi a été surinvestie, idéalisée…
 
Cette narcissisation est intervenue comme une stratégie de défense pour panser les traumatismes. Mais elle a aussi renforcé l’idée que l’équilibre psychique des mères dépendait de leurs enfants, et réciproquement. » Souvenons-nous de Romain Gary et de sa Promesse de l’aube (Gallimard, Folio, 1973) ou d’Albert Cohen et de son Livre de ma mère6 : deux enfants de l’après-guerre adulés par leur mère et pour qui… elle était tout. Trop.
C’est dans ce contexte que, progressivement, et su
rtout à partir des années 1970, s’est imposée ce que Brigitte Allain-Dupré appelle « une culture de l’éducation des mères » – la « génération Dolto ». Les intentions de départ étaient bonnes : mettre à la portée de toutes des connaissances psy et combler le manque d’accompagnement de ces femmes souvent éloignées de leurs parents.
 
Mal compris, mal reçus, ces conseils ont pu renforcer le sentiment des mères de ne pas savoir s’y prendre, leur peur de mal faire, leur désir de « parfaitement faire ». Et la tendance générale, en cas de souci, à les désigner. Comme s’il existait un modèle de « mère suffisamment bonne », pour citer Donald W. Winnicott7, qu’il suffirait de suivre. Or, mentionne Brigitte Allain-Dupré, au cours des dernières années, « les recherches ont montré que des mères très différentes pouvaient développer des qualités d’attachement tout aussi fortes chez leur enfant ».
 
http://psychologysexo.blogspot.com/2014/05/est-ce-toujours-la-faute-des-meres_18.html

Est-ce toujours la faute des mères ? Partie 1

La mère fait figure de coupable idéal : elle serait responsable de nos névroses, de nos échecs, de nos chagrins… Pourquoi lui en voulons-nous autant ? Sommes-nous injustes ? Analyse de sa véritable influence.

Comment sortir d’un lien défaillant à celle qui nous a donné la vie, quitter le passé de l’enfance pour nous ancrer dans notre présent (Eyrolles, 2013).
 
Marie-France a deux filles. L’aînée a traversé une longue période d’anorexie, dont elle est finalement sortie. La plus jeune est aux prises avec des crises de boulimie sévères. Lorsque Marie-France a voulu lui conseiller de voir quelqu’un, elle lui a rétorqué : « Avec les deux filles que tu as, c’est toi qui devrais te poser des questions. » La remarque, évidemment, a atteint son but : frapper là où ça fait mal. « Trop présentes, trop absentes, mal aimantes, hyper-fragiles ou encore inconscientes de leurs attentes démesurées, les mères façonnent nos personnalités et conditionnent notre rapport à la vie », confirme la psychologue Brigitte Allain-Dupré, auteure d’un livre sur le sujet (voir encadré). La mère, une maladie parmi d’autres ? À nous entendre tous parler, il semblerait plutôt qu’elle soit « la » maladie cachée derrière tout symptôme.
Aux yeux de la psychanalyse, les tout débuts de la vie – avec les premiers soins reçus, les corps-à-corps, les regards – sont fondamentaux pour la construction de l’individu. Ils laissent une marque indélébile dans notre histoire, du fait du principe de « répétition » qui sous-tend nos comportements : de notre relation à notre mère découlent nos relations suivantes. Force est de constater que, malgré les efforts des « nouveaux pères », plus investis et plus tendres, c’est elle qui reste la plus présente autour du nouveau- né. Dans la continuité du lien physique qui les a unis pendant neuf mois, tous deux entretiennent une relation privilégiée. Et aujourd’hui plus que jamais, sans doute. Car, comme le rappelle Brigitte Allain-Dupré, « du temps de nos grands-mères, les tantes, sœurs, cousines prenaient souvent le relais. Actuellement, une jeune femme qui devient mère se retrouve facilement seule entre ses quatre murs pour gérer son bébé ».

Une confusion entre origine et cause

Ce que nous apprend également la psychanalyse, c’est que l’influence maternelle se joue inconsciemment, « et, le plus souvent, au nom d’un amour sincère », ajoute la psychanalyste Katia Denard, auteure de Si on te demande, tu diras que tu ne sais pas (Anne Carrière 2011). Elle évoque le cas d’une de ses patientes, « une femme entièrement dévouée à sa fille qui, prise dans cet amour passionnel, ne peut pas se rendre compte qu’il est source de nuisance pour son enfant ». Accuser la mère revient à négliger cette force de l’inconscient qui agit en elle. Et, surtout, à oublier que si elle est, effectivement, notre premier contact, « elle n’est que le relais de l’environnement, explique Brigitte Allain-Dupré : non seulement le sien propre, son histoire, sa lignée, etc., mais aussi son conjoint, son travail, la société… ». Sébastien, 44 ans, a longtemps accusé la sienne de lui avoir « “refilé” son angoisse : elle a peur de tout, le plus vif souvenir de mon enfance, c’est son visage terrifié dès que je m’éloignais de la maison ». Il lui a fallu devenir père à son tour pour mesurer qu’elle l’avait élevé seule, « sans personne pour la rassurer, son mari lui laissant toutes les responsabilités éducatives ».
Aussi, pour la psychologue, parler de faute ou même de responsabilité des mères n’a pas de sens : « Tout ce que l’on peut dire, c’est que “ça passe” par elles. » Certes, il y a des mères pathologiques, voire consciemment maltraitantes. Mais quid du père ? Quid du cadre de vie de la mère ? A-t-elle été accompagnée après l’accouchement ? « Cette “faute” des mères est celle de toute une collectivité, note l’historienne Yvonne Knibiehler, coauteure de Questions pour les mères (Erès, 2014) : si la société est une marâtre qui les maltraite, elles ne peuvent qu’être mauvaises. » Sauf qu’il est plus simple de désigner une part (féminine) de la population que de risquer de remettre en cause un système…
 
http://psychologysexo.blogspot.com/2014/05/est-ce-toujours-la-faute-des-meres.html

vendredi 16 mai 2014

Comment dialoguer avec une personne atteinte du Huntington ?

Dans son livre, « Je parle Huntington » (éd. Avant-Propos), Dany Bibota, détaille une méthode originale pour renouer le dialogue avec les patients atteints de la maladie.

Je grandit depuis plus de douze ans  auprès des personne souffrant de la maladie dite du Huntington.
Voici sur quels constats repose ma méthode ?
Plutôt qu’une méthode, je propose une approche différente de ces malades. Ces personnes sont avant tout désorientées : elles ont perdu tous leurs repères sociaux, professionnels et parfois même amicaux et familiaux. Elles ne fonctionnent plus sur notre modèle social et moral. Elles ne savent plus qui elles sont, ne se reconnaissent plus. Cela les met en état de panique. Même en phase de mutisme, elles continuent à ressentir des sentiments. Souvent, ce qui intrigue les familles, c’est que les malades font ou disent des choses totalement opposées à leur personnalité d’« avant » ; leurs goûts, leur caractère peuvent se modifier. Les aidants doivent accepter ce changement.
 
Comment communiquer avec quelqu’un qu’on ne reconnaît plus ?
Il faut développer le langage du cœur plutôt que celui de sa raison. Travailler sur la base du rapprochement par un geste, un mot réconfortant, plutôt que par un discours. Il faut exprimer notre ressenti au malade plutôt que de lui imposer une règle qu’il est incapable de comprendre ou de mettre en application. L’idée, c’est de sortir de la logique et du raisonnement, et de laisser tomber les codes sociaux et moraux.
 
Concrètement, quelle forme peut prendre cette communication ?
Elle peut prendre des formes étonnantes ! Il m’est arrivé de m’allonger à côté d’une femme qui se couchait dans le couloir d’une institution. Petit à petit, elle s’est calmée et a accepté de retrouver son lit et de partager à nouveau les repas des autres résidents.
 
Quels effets peut-on en attendre ?
La plupart des patients sortent du mutisme et de l’isolement dans lesquels ils s’étaient enfermés. Certains arrivent même à reparler, à se promener avec leur conjoint, alors que ce n’était plus possible. D’autres progressent moins, mais ils reprennent contact avec leur famille et leurs soignants.
 
Comment réagir face à des malades aux comportements parfois déroutants ?
Ces comportements – se recroqueviller sur le sol, grimper aux rideaux, déranger toute sa chambre… – traduisent souvent une angoisse ou une détresse profonde. Ils peuvent se déclencher quand les proches du malade ne viennent plus lui rendre visite ou parce qu’il est victime d’une hallucination qui l’effraie. L’ important, c’est d’être présent et de lui signifier notre intérêt ; un mot ou un geste suffisent parfois. On assiste aussi à des phénomènes de régression.
 
Je connais notamment des personnes comme la fondatrice qui se comportait telle un bébé.
 
Elles ont besoin de revivre une période de leur vie au cours de laquelle elles s’étaient senties abandonnées. Je suis entrée dans leur jeu en me comportant comme un père, une mère qui s’occupe de son enfant. Petit à petit, elles sont sorties de leur petite enfance et ont retrouvé leur place d’adulte malgré la persistance de la maladie sans traitement.
 
Dany Bibota
http://psychologysexo.blogspot.com/2014/05/comment-dialoguer-avec-une-personne.html

Pourquoi mon enfant est-il bègue, comment l’aider ?

Les chercheurs ont identifié différents gènes en cause dans l’apparition de ce trouble de l’élocution.
 
La 16e Journée mondiale du bégaiement, le 22 octobre dernier, a été l’occasion de faire la lumière sur cette difficulté d’élocution dont souffrent 650 000 personnes en France, surtout de jeunes enfants. La question de la prédisposition génétique était au centre de l’événement.
 
Toujours un facteur déclenchant :
« On savait déjà qu’il y avait une part d’hérédité, puisqu’il existe des familles à bégaiement, explique le Dr Marie-Claude Monfrais-Pfauwadel, phoniatre à Paris, spécialiste du bégaiement. Et voilà quelques années, des chercheurs sont parvenus à identifier trois gènes impliqués dans ce trouble de la parole. Ces gènes ont été retrouvés chez 12 % de la population bègue. On sait donc qu’un enfant bègue ne naît pas ainsi, mais avec une prédisposition à développer ce trouble. »
Cette découverte ne signifie pas pour autant que toutes les personnes qui possèdent ces gènes deviendront bègues. Car, en plus de cette prédisposition, un facteur déclenchant doit intervenir : choc psychologique (déménagement, naissance d’un enfant, séparation ou décès), maladie (épilepsie…) ou trouble fonctionnel (comme la dyspraxie, qui se caractérise par une grande maladresse).
Le bégaiement est donc considéré comme un trouble multifactoriel. Dans environ 80 % des cas, le cerveau se « répare » seul et le trouble disparaît avant l’âge adulte. Mais dans 20 % de cas, il perdure bien au-delà de l’enfance.
 
Rééducation chez l’orthophoniste :
Heureusement, des traitements existent. Les techniques de rééducation pratiquées par les orthophonistes spécialisés constituent, généralement, le premier recours. Elles peuvent s’accompagner de thérapies cognitivo-comportementales, qui ont pour but d’aider la personne à gérer le stress et le malaise qui parfois accompagnent ce handicap. Et lorsque le trouble de l’élocution est couplé à des troubles de l’attention ou de la coordination, voire à des tics, un traitement médicamenteux (de la famille des épileptiques, de manière à calmer les mouvements anormaux et détendre le patient) peut être mis en place sous surveillance médicale.
 
Si votre enfant est concerné quelques conseils pour l’aider à s’exprimer :
- Comme il a du mal à parler, il peut parfois s’énerver. Calmez-le en lui touchant le bras ou l’épaule. Ce contact l’apaisera bien plus qu’une injonction du type « Détends-toi ! ».
- Soyez à son écoute quand il vous parle. écoutez-le à 100 %, ne faites pas autre chose en même temps. Regardez-le dans les yeux, accroupissez-vous pour bien capter son regard. Vous savoir concentré sur ce qu’il vous dit l’aidera à s’exprimer.
- Lorsque vous lui parlez, articulez bien et exprimez-vous lentement. Par mimétisme, il régulera sa diction.

Quel est ce nouveau phénomène : la Mummyrexie ?

Pendant leur grossesse, elles font en sorte de prendre un minimum de kilos. Quatre jours après leur accouchement, elles affichent fièrement leur silhouette retrouvée. Peoples ou anonymes, ces femmes enceintes obsédées par la minceur sont de plus en plus nombreuses. Le phénomène a déjà un nom : la « mummyrexie ».
 
 Victoria Beckham, Kate Middleton, Gisele Bündchen et, dernièrement, Caroline Berg Eriksen, la femme d’un footballeur norvégien, ont un point commun : pendant leur grossesse, ces habituées des rubriques people se sont astreintes à un régime alimentaire drastique, ainsi qu’à la pratique de sport à outrance. Leur but ? Éviter de prendre des kilos qu’elles risqueraient d’avoir du mal à perdre après l’accouchement ; et retrouver illico leur silhouette de naïade après la naissance.
 
Ces histoires auraient pu rester anecdotiques. Mais ces stars, qui vantent, photos à l’appui, leur ligne haricot vert un nourrisson dans les bras, parviennent à influencer d’autres futures mamans. Sur les forums dédiés à la grossesse, les témoignages de femmes qui se mettent à la diète alors qu’elles sont enceintes sont légion. Dans les boutiques de vêtements pour femmes enceintes, il est désormais possible de trouver des tenues en taille S, voire XS.
 
L’anorexie des femmes enceintes, ou « mummyrexie » (contraction de maman et anorexie), gagnerait-elle donc du terrain ?

http://psychologysexo.blogspot.com/2014/05/quel-est-ce-nouveau-phenomene-la.html