Les chercheurs ont identifié différents gènes en cause dans l’apparition de ce trouble de l’élocution.
La 16e Journée mondiale du bégaiement, le 22 octobre dernier, a été l’occasion de faire la lumière sur cette difficulté d’élocution dont souffrent 650 000 personnes en France, surtout de jeunes enfants. La question de la prédisposition génétique était au centre de l’événement.
Toujours un facteur déclenchant :
« On savait déjà qu’il y avait une part d’hérédité, puisqu’il existe des familles à bégaiement, explique le Dr Marie-Claude Monfrais-Pfauwadel, phoniatre à Paris, spécialiste du bégaiement. Et voilà quelques années, des chercheurs sont parvenus à identifier trois gènes impliqués dans ce trouble de la parole. Ces gènes ont été retrouvés chez 12 % de la population bègue. On sait donc qu’un enfant bègue ne naît pas ainsi, mais avec une prédisposition à développer ce trouble. »
Cette découverte ne signifie pas pour autant que toutes les personnes qui possèdent ces gènes deviendront bègues. Car, en plus de cette prédisposition, un facteur déclenchant doit intervenir : choc psychologique (déménagement, naissance d’un enfant, séparation ou décès), maladie (épilepsie…) ou trouble fonctionnel (comme la dyspraxie, qui se caractérise par une grande maladresse).
Le bégaiement est donc considéré comme un trouble multifactoriel. Dans environ 80 % des cas, le cerveau se « répare » seul et le trouble disparaît avant l’âge adulte. Mais dans 20 % de cas, il perdure bien au-delà de l’enfance.
Cette découverte ne signifie pas pour autant que toutes les personnes qui possèdent ces gènes deviendront bègues. Car, en plus de cette prédisposition, un facteur déclenchant doit intervenir : choc psychologique (déménagement, naissance d’un enfant, séparation ou décès), maladie (épilepsie…) ou trouble fonctionnel (comme la dyspraxie, qui se caractérise par une grande maladresse).
Le bégaiement est donc considéré comme un trouble multifactoriel. Dans environ 80 % des cas, le cerveau se « répare » seul et le trouble disparaît avant l’âge adulte. Mais dans 20 % de cas, il perdure bien au-delà de l’enfance.
Rééducation chez l’orthophoniste :
Heureusement, des traitements existent. Les techniques de rééducation pratiquées par les orthophonistes spécialisés constituent, généralement, le premier recours. Elles peuvent s’accompagner de thérapies cognitivo-comportementales, qui ont pour but d’aider la personne à gérer le stress et le malaise qui parfois accompagnent ce handicap. Et lorsque le trouble de l’élocution est couplé à des troubles de l’attention ou de la coordination, voire à des tics, un traitement médicamenteux (de la famille des épileptiques, de manière à calmer les mouvements anormaux et détendre le patient) peut être mis en place sous surveillance médicale.
Si votre enfant est concerné quelques conseils pour l’aider à s’exprimer :
- Comme il a du mal à parler, il peut parfois s’énerver. Calmez-le en lui touchant le bras ou l’épaule. Ce contact l’apaisera bien plus qu’une injonction du type « Détends-toi ! ».
- Soyez à son écoute quand il vous parle. écoutez-le à 100 %, ne faites pas autre chose en même temps. Regardez-le dans les yeux, accroupissez-vous pour bien capter son regard. Vous savoir concentré sur ce qu’il vous dit l’aidera à s’exprimer.
- Lorsque vous lui parlez, articulez bien et exprimez-vous lentement. Par mimétisme, il régulera sa diction.




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